Crédit photo : Sarah
LE BRUIT DE L’ENCRE : HORREURS, ANGOISSES ET CREATION
Lecture musicale
- Mardi 29 septembre 2026
- 19h30
- Prix au choix
- Lecture musicale
- Bières et vin
- Boissons softs
- Ouverture des portes à 19h
- L'accès à l'événement ne sera plus possible après 20h
- Cet événement aura lieu dans la bibliothèque musicale du Ciel, le nombre de place est donc limité.
- Les billets ne sont ni échangeables, ni remboursables !
SARAH
Lecture musicale, Métal / Grenoble
Exister face au monde, exprimer ses doutes et dépasser ses peurs. Faire parler ses traumatismes. Ou les faire taire. Chercher dans sa propre expérience ce qui, une fois libéré en œuvre, résonnera chez les autres.
Trouver dans l’amalgame de mots ou de notes un état d’extase ou de dissociation.
Consommer sa propre catharsis pour transcender les angoisses du réel.
Ou bien renoncer. Bloquer.
Mais alors, y a-t-il une place pour les œuvres que l’on n’arrive pas à créer ? Quand les peurs et les doutes nous submergent, devant l’océan vierge d’une page blanche, l’art peut-il tout de même émerger de cette incommunicabilité ?
Et puis, rêver à la douceur. Entre hiraeth* et utopie, chercher un autre ailleurs. Dans nos imaginaires ou dans la transe, nous reconnecter à nous-même.
A l’inverse, se réfugier dans des terreurs pour de faux, afin d’éviter que les vraies nous terrassent. Et revenir de l’expérience artistique comme d’un mauvais rêve : le monde réel nous paraît alors plus supportable.
A partir de pièces écrites et sonores, d’essais et de témoignages d’artistes, nous explorerons des manières de se délester des horreurs de l’existence à travers l’expression artistique. Nous regarderons comment pratique de l’art et état mental peuvent s’articuler dans le processus de création, et influencer l’aboutissement d’une œuvre.
Sarah est une artiste grenobloise passionnée par les esthétiques de l’épouvante et le métal. Ses productions musicales explorent les dissonances et les réactions de malaises. Elle est diplômée en composition du conservatoire de Grenoble, par l’intermédiaire duquel elle a entamé un travail de documentation sur les angoisses existentielles dans la création sonore.
* hiraeth : la nostalgie d’une contrée dans laquelle nous sommes dans l’impossibilité indépassable de nous rendre. Soit qu’il s’agisse d’un lieu qui n’a jamais existé, soit que ce lieu soit à jamais détruit par le passage irrémédiable du temps, dont ne subsiste que le souvenir.
Crédit photo : Sarah
